The Finest Hours

Finest HoursSi l'on doit raconter le synopsis principal de The Finest Hours, on se met forcément à penser à Titanic. Il s'agit en effet de l'histoire vraie d'un navire qui se retrouve brisé en deux en pleine mer avec un espoir minime pour les passagers de survivre à ce naufrage. Pourtant, dans la forme, l'histoire s'avère complètement différente puisque plutôt que de sublimer le navire et de raconter son histoire au travers d'un couple qui se forme, The Finest Hours se concentre essentiellement sur la survie de toutes les personnes impliquées, qu'il s'agissent des marins ou des gardes-côtes, face à une tempête incroyablement puissante. Un résultat en mi-teinte.

Voir la bande-annonce du film.

Parmi les points positifs, on est obligé de souligner la réalisation. Craig Gillespie livre ici un film aux scènes particulièrement prenantes avec un sens du dynamisme assez bluffants, permettant à de très nombreuses reprises de mesure l'ampleur de ce qui se déroule à l'écran. Qu'il s'agisse de la fameuse barrière à franchir, de la taille des vagues ou même de l'architecture, la réalisation est suffisamment bien maîtrisée pour offrir des scènes particulièrement prenante. On peut notamment souligner ce plan séquence qui part de l'extérieur du navire jusqu'à son centre névralgique. Car si les raccords se repèrent aisément, on comprend aisément mieux toute la notion d'espace et ne perd pas le spectateur quant aux différents lieux qui sont montrés. Une réalisation prenante aux idées génialissimes de mises en scène qui se retrouvent plomber par un scénario particulièrement désastreux.

Finest Hours

En dehors des scènes en mer, toutes les autres scènes sont un véritable échec narratif. En voulant mettre au coeur du film une romance, l'histoire s'alourdit de personnages inutiles et finit par nuire au récit, d'autant que d'autres points auraient pu être plus intéressants à mettre en avant. Car si Chris Pine s'en sort bien, ce sont d'autres éléments de narration qui auraient permis de plus s'attacher à ce personnage que son histoire d'amour. Au delà de cette romance, le film tente d'établir un back-ground intéressant, mais n'arrive pas à le mettre en place faute de dialogues permettant de mieux situer le tout.

Les effets spéciaux, très nombreux, sont dans l'ensemble de qualité, même si certains plans souffrent d'effets spéciaux inégaux. On arrive dans l'ensemble à toujours se repérer visuellement dans un environnement très sombre (la nuit, en pleine mer), et les plans numériques offrent suffisamment de lumière pour apprécier ce qui se déroule à l'écran, accentuant la dimension immersive mise en place par la réalisation. La musique n'a rien de mémorable mais arrive à offrir une partition qui colle aux différentes intensités narrées à l'écran.

Plombé par un scénario désastreux, The Finest Hours offre un divertissement assez moyen, malgré une très bonne réalisation...

Meh

Finest HoursThe Finest Hours
De : Craig Gillespie
Avec : Chris Pine, Casey Affleck, Ben Foster...

Date de sortie : 24 février 2016
Distributeur : The Walt Disney Company France

Synopsis:  Le 18 février 1952, l’une des pires tempêtes qu’ait jamais connues la côte Est des États-Unis s’abat sur la Nouvelle-Angleterre. Elle ravage les villes du littoral et détruit tout sur son passage, y compris deux pétroliers de 150 mètres. Le SS Pendleton et le SS Fort Mercer, en route respectivement pour Boston (Massachusetts) et Portland (Maine), sont littéralement brisés en deux. Les équipages restent piégés à l’intérieur des navires voués à sombrer rapidement. Le premier assistant mécanicien Ray Sybert, officier responsable à la poupe du Pendleton, réalise très vite qu’il lui appartient de prendre en charge des marins terrifiés et de les amener à travailler ensemble pour maintenir le navire à flot le plus longtemps possible. Alors que les garde-côtes de Chatham (Massachusetts) font de leur mieux pour aider les pêcheurs à protéger leurs bateaux de la tempête, ils apprennent que les deux pétroliers en détresse dérivent au large du cap Cod. Le premier maître Daniel Cluff, récemment nommé à la tête du poste de secours, envoie immédiatement à la rescousse le bateau de sauvetage CG 36500, sous le commandement du capitaine Bernie Webber. Ce dernier et son équipage de trois hommes se lancent dans une périlleuse mission à bord de leur embarcation sous-dimensionnée au regard des éléments déchaînés, un canot de bois de 11 mètres. Avant même qu’ils soient sortis du port, ils perdent le pare-brise et le compas de navigation. Pourtant, les quatre hommes persévèrent, et malgré des vents de la force d’un ouragan, des vagues de 20 mètres de haut, des températures glaciales et une visibilité quasi nulle, ils parviennent miraculeusement à localiser le Pendleton. Au prix d’efforts inouïs, ils vont réussir à sauver 32 hommes sur les 33 que compte l’équipage. Affrontant la colère destructrice de l’océan, 36 hommes, réfugiés sur un bateau prévu pour 12, vont tout faire pour rentrer chez eux.

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